Quand ils se sont rencontrés, Marc et Sylvie faisaient l’amour plusieurs fois par semaine, avec fougue et passion. Cinq ans et deux enfants plus tard, leurs rapports se sont raréfiés et Sylvie éprouve de plus en plus de difficultés à ressentir du désir. Routine ? Fatigue ? Prééminence du rôle parental sur celui d’amant et de maîtresse ? Et si le problème provenait du fait que le couple se cantonne dans une sexualité où prédomine l’action, et plus précisément l’excitation génitale ? Une course-poursuite après l’orgasme se fait au détriment d’une sensualité plus tendre et plus créative.
Un mode de vie sexuelle couramment partagé – ne dit-on pas « faire l’amour » pour évoquer la seule pénétration, le reste étant sommairement qualifié de « préliminaires » ? Il est vrai que l’homme, traditionnellement, mène la danse. Or, ce dernier est génétiquement programmé pour jouir facilement et rapidement : ses orgasmes, accompagnés d’une éjaculation, sont en effet nécessaires à la procréation. Au début, bien sûr, cette sexualité « pénétrante » est source de plaisir pour les deux partenaires. Mais une fois la lune de miel passée, quand le désir et l’excitation s’essoufflent, elle se révèle insuffisante… surtout pour la femme. « Ce n’est pas que je n’aie plus envie de faire l’amour, confirme Sylvie, mais je n’ai plus envie de le faire de cette façon. »
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